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Montréal landmarks
Photo: Wilfredor · CC0

Monuments

Les monuments les plus emblématiques de Montréal

Un guide approfondi des monuments emblématiques de Montréal : la basilique Notre-Dame, le mont Royal et Habitat 67, avec leur histoire et des conseils de visite d'initiés.

Montréal porte son histoire dans le calcaire gris, le fer forgé et les vitraux.

C'est la ville insulaire fondée sous le nom de Ville-Marie en 1642, où un comptoir de traite des fourrures est devenu le cœur battant de l'Amérique du Nord française, et où une montagne au milieu du centre-ville a été réservée comme parc public plutôt que livrée au développement.

Parcourir ses rues, c'est se déplacer entre les siècles et les langues à la fois, là où les pavés de la vieille ville cèdent la place aux tours de verre du centre moderne, et où une basilique de style néogothique baignée de bleu cobalt se trouve à quelques stations de métro d'un dôme géodésique hérité d'une exposition universelle.

Ce qui rend les monuments de Montréal si fascinants, c'est qu'ils ne sont pas des monuments isolés.

Ils se rassemblent le long du fleuve Saint-Laurent, encerclent les pentes du mont Royal et se faufilent à travers les quartiers d'une manière qui permet de lire les ambitions de la ville, époque par époque.

Les églises témoignent d'un passé colonial dévot, le béton audacieux d'Expo 67 témoigne d'une ville tournée vers l'avenir, et le réseau piétonnier souterrain qui s'étend en dessous témoigne d'un lieu qui a appris à composer avec l'hiver plutôt qu'à s'y soumettre.

Le fleuve, large et rapide là où les rapides de Lachine arrêtaient jadis chaque embarcation, relie toute l'histoire.

Ce guide rassemble onze monuments qui définissent Montréal : les églises élancées, les œuvres bien-aimées de l'architecture moderne, les musées de renommée mondiale et le belvédère de la montagne qui a changé la façon dont toute la ville se perçoit.

Pour chacun, vous trouverez ce dont il s'agit, pourquoi il compte, ce qu'il faut observer et comment le visiter judicieusement.

Lisez-le d'un bout à l'autre pour un récit architectural de la ville, ou passez directement aux lieux qui vous attirent et construisez votre propre itinéraire le long du fleuve et jusqu'au sommet de la montagne.

Historique · Old Montreal · 1829

Notre-Dame Basilica

Un chef-d'œuvre néogothique dont la voûte bleu profond est parsemée de milliers d'étoiles dorées, comme un ciel nocturne ramené à l'intérieur.

La basilique Notre-Dame se dresse au-dessus de la place d'Armes, au cœur du Vieux-Montréal, ses deux tours formant un point de repère de la vieille ville depuis son ouverture en 1829.

Elle a été conçue par James O'Donnell, un architecte irlando-américain si ému par sa propre création qu'il se convertit au catholicisme et demanda à être inhumé dans la crypte située en dessous.

Bâtie pour une paroisse devenue trop grande pour son ancienne église, elle fut un temps la plus vaste église d'Amérique du Nord.

La pierre grise sobre de l'extérieur ne laisse rien deviner de ce qui attend à l'intérieur, où l'aménagement signé Victor Bourgeau explose de couleurs : une voûte d'un bleu cobalt profond constellée d'étoiles à la feuille d'or, des boiseries finement sculptées et un chœur baigné de bleus, de rouges et d'or.

Des centaines de statues de bois, un imposant retable et la lumière filtrée par des vitraux qui illustrent l'histoire religieuse de Montréal plutôt que les scènes bibliques habituelles donnent à ce lieu une atmosphère unique parmi les églises du continent.

Au-delà de la nef principale, la chapelle du Sacré-Cœur, à l'arrière, reconstruite après un incendie en 1978 avec un spectaculaire retable de bronze moderne, offre une ambiance toute différente.

La basilique abrite l'un des grands orgues Casavant Frères et l'une des plus grosses cloches d'Amérique du Nord, Le Gros Bourdon, et elle a accueilli des événements allant du mariage de Céline Dion aux funérailles nationales de la légende du hockey Maurice Richard.

Le soir, l'expérience son et lumière AURA se projette sur les voûtes et les colonnes.

Visiter

Notre-Dame accueille les visiteurs la plupart des jours moyennant un droit d'entrée modeste, avec des horaires qui varient selon les saisons et au gré des messes et des événements : vérifiez donc avant de vous présenter. Entrez par la place d'Armes et prévoyez au moins quarante-cinq minutes pour apprécier la nef et la chapelle du Sacré-Cœur. Venez par temps clair pour que la lumière anime la voûte bleue, et pensez à réserver séparément le spectacle multimédia AURA en soirée si vous souhaitez voir l'intérieur mis en lumière de façon théâtrale. Habillez-vous avec décence, car il s'agit toujours d'un lieu de culte en activité.

Astuce d’initié : Marchez jusqu'au fond pour découvrir la chapelle du Sacré-Cœur : beaucoup de visiteurs photographient la célèbre nef bleue puis repartent, manquant l'imposant retable de bronze moderne qui ferme la plus petite chapelle à l'arrière.

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Parc · Le Plateau / Mont-Royal · 1876

Mount Royal Park

La montagne verte au centre de la ville, aménagée par le concepteur de Central Park et couronnée d'une croix illuminée.

Le mont Royal est la colline boisée qui donne son nom à Montréal, baptisée par Jacques Cartier lorsqu'il la gravit en 1535, et le grand parc qui couvre ses versants est la cour arrière collective de la ville depuis 1876.

Il a été conçu par Frederick Law Olmsted, l'architecte paysagiste à l'origine de Central Park à New York, qui a dessiné les sentiers et les clairières pour révéler le caractère naturel spectaculaire de la montagne plutôt que d'y imposer des jardins à la française.

Le grand point d'orgue du parc est le belvédère Kondiaronk, devant le chalet du Mont-Royal en pierre, une large terrasse qui offre le panorama par excellence sur le centre-ville, le fleuve Saint-Laurent et, par temps clair, les collines montérégiennes et même le Vermont au loin.

Plus haut se dresse la croix illuminée, une structure d'acier érigée pour la première fois en 1924 qui brille sur la ville la nuit et rappelle la croix de bois plantée par le fondateur de la ville en 1643.

Autour de ces repères, le parc se déploie dans la vie quotidienne bien réelle : coureurs et cyclistes sur les routes en lacets, familles autour du lac aux Castors, skieurs de fond et amateurs de luge en hiver, et les fameux Tam-Tams du dimanche, un rassemblement informel de percussionnistes près du monument à George-Étienne Cartier qui emplit de rythme le versant est tout l'été.

C'est à la fois la nature, un point de vue et un espace social entrelacés.

Visiter

Le parc du Mont-Royal est gratuit et ouvert toute l'année, du petit matin jusqu'à tard, et vous pouvez y accéder à pied depuis le Plateau ou le centre-ville, en autobus ou en voiture jusqu'aux stationnements près du sommet. La montée depuis la ville par les escaliers et les sentiers demande un réel effort : portez donc de bonnes chaussures, ou empruntez la route jusqu'au chalet si vous voulez la vue sans l'exercice. Le coucher de soleil au belvédère Kondiaronk est l'expérience classique, et l'hiver apporte la raquette, le patin et la glissade.

Astuce d’initié : Évitez le belvédère principal bondé aux heures de pointe et suivez le sentier sur une courte distance jusqu'au plus petit belvédère Camillien-Houde, du côté est : il fait face au Stade olympique et au lever du soleil plutôt qu'au centre-ville, et il est presque toujours plus tranquille.

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Historique · Cote-des-Neiges · 1967

Saint Joseph's Oratory

La plus grande église du Canada, son vaste dôme de cuivre couronnant la montagne au bout d'une longue montée d'escaliers de pèlerinage.

L'Oratoire Saint-Joseph se dresse tout en haut du versant nord-ouest du mont Royal, son énorme dôme visible depuis l'ensemble de la ville et des airs, lorsque les avions descendent vers Montréal.

Il est né de la dévotion du frère André Bessette, un humble portier d'un collège voisin réputé pour des guérisons miraculeuses, qui y bâtit une petite chapelle en 1904.

La demande des pèlerins fut si forte que la modeste chapelle céda la place à la basilique monumentale achevée en 1967.

L'Oratoire est la plus grande église du Canada et l'un des plus importants lieux de pèlerinage d'Amérique du Nord, son dôme de style Renaissance italienne figurant parmi les plus hauts dômes d'église au monde.

À l'intérieur, la basilique moderne s'élève avec une austérité d'une beauté dépouillée, tandis que la chapelle votive en contrebas rayonne de milliers de lampions et de rangées de béquilles et de cannes laissées par ceux qui se croyaient guéris.

Le frère André, canonisé en 2010, y est commémoré, et son cœur conservé est exposé dans un reliquaire.

L'approche fait partie de l'expérience : un grand escalier monte vers l'entrée, et les marches centrales en bois sont réservées aux pèlerins qui les gravissent à genoux en priant.

Des jardins, un musée et la minuscule chapelle d'origine complètent le site, et les terrasses près du dôme offrent de larges vues vers le nord sur la ville.

Qu'on l'aborde comme un sanctuaire ou comme une œuvre d'architecture, l'ampleur et le calme des lieux laissent une impression durable.

Visiter

L'Oratoire est ouvert tous les jours et l'accès général est gratuit, même si les dons sont bienvenus et que certaines visites du musée ou expériences guidées peuvent être payantes. On y accède en métro jusqu'à Côte-des-Neiges ou Snowdon, puis une courte marche ou un autobus, et un escalier roulant et un ascenseur intérieurs desservent ceux qui ne peuvent gravir les nombreuses marches. Prévoyez une heure ou deux pour voir la basilique, l'église de la crypte, la chapelle votive et les points de vue. Habillez-vous sobrement et parlez à voix basse, car les pèlerins viennent ici pour prier.

Astuce d’initié : Empruntez les escaliers roulants intérieurs pour monter à travers les niveaux plutôt que les seuls escaliers extérieurs : ils vous font passer devant la chapelle votive remplie de lampions et la chapelle d'origine de 1904, les espaces les plus émouvants de tout le complexe et faciles à manquer depuis l'extérieur.

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Gratte-ciel · Hochelaga-Maisonneuve · 1976

Olympic Stadium and Montreal Tower

Un stade aux allures de vaisseau spatial appuyé sur la plus haute tour inclinée du monde, un monument audacieux et malmené des Jeux de 1976.

Le Stade olympique a été construit pour les Jeux olympiques d'été de 1976 selon le concept audacieux de l'architecte français Roger Taillibert, et sa forme de béton organique aux courbes élancées ne ressemble encore à rien d'autre dans la ville.

Surnommé le Big O pour sa forme, il fut plus tard baptisé le Big Owe (le grand dû) en raison des énormes dépassements de coûts qui prirent des décennies à rembourser, une saga qui le rendit aussi célèbre pour ses finances que pour son architecture.

S'élevant à l'une des extrémités, la tour de Montréal est la plus haute tour inclinée du monde, avec ses 165 mètres, penchée selon un angle spectaculaire de 45 degrés qui dépasse largement l'inclinaison de Pise.

La tour a été conçue pour hisser par câbles un toit rétractable au-dessus de l'enceinte du stade, un mécanisme ambitieux qui n'a jamais fonctionné de manière fiable et qui a été la source de casse-têtes d'ingénierie sans fin.

Un funiculaire grimpe le long de l'échine courbe de la tour jusqu'à un observatoire situé près du sommet.

Depuis ce belvédère, la vue s'étend sur la moitié est de l'île, embrassant le Jardin botanique, le fleuve et le centre-ville au-delà.

Le Parc olympique environnant a trouvé une nouvelle vie avec des installations sportives, le stade de soccer Saputo et des espaces événementiels, tandis que les étages de bureaux de la tour et l'observatoire maintiennent le complexe en activité.

C'est un fragment fascinant, imparfait et inoubliable de la vision de l'avenir des années 1970.

Visiter

L'observatoire et le funiculaire fonctionnent selon un horaire qui varie avec la saison et les événements, et il vaut mieux réserver les billets à l'avance, surtout en été et pendant les congés. Le complexe est facile d'accès en métro jusqu'à Viau ou Pie-IX, juste à côté du Jardin botanique et des musées Espace pour la vie, de sorte que beaucoup de visiteurs les combinent. Prévoyez environ une heure pour la tour et le belvédère, et vérifiez si le funiculaire est en service avant de partir, car il ferme parfois pour entretien. Les journées claires offrent les meilleures vues.

Astuce d’initié : Achetez un billet combiné avec le Jardin botanique ou les attractions voisines d'Espace pour la vie si vous prévoyez voir plus que la tour : ils sont côte à côte, et la vue depuis l'observatoire est bien meilleure une fois que vous pouvez repérer les jardins et le fleuve déployés en contrebas.

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Musée · Golden Square Mile · 1860

Montreal Museum of Fine Arts

Le plus ancien musée d'art du Canada, réparti sur cinq pavillons de part et d'autre d'un grand boulevard du centre-ville.

Le Musée des beaux-arts de Montréal, fondé en 1860, est le plus ancien musée d'art du Canada et le pilier de la vie culturelle de la ville.

Né d'un groupe de collectionneurs, il est devenu une vaste institution de cinq pavillons reliés entre eux, enjambant la rue Sherbrooke dans l'élégant Mille carré doré, son bâtiment Beaux-Arts d'origine de 1912 faisant face à des ailes plus récentes de l'autre côté de l'avenue.

La collection est véritablement encyclopédique, allant des antiquités et des maîtres anciens aux impressionnistes, et elle réunit l'un des plus beaux panoramas d'art canadien et inuit qui soient, aux côtés des arts décoratifs, du design et de l'art contemporain.

Un pavillon dédié retrace l'art québécois et canadien depuis les premiers temps de la colonie jusqu'à aujourd'hui, tandis qu'un autre rassemble l'art international du monde antique jusqu'aux maîtres modernes, si bien qu'une seule visite peut passer d'un buste romain à une abstraction de Riopelle.

Le musée tient aussi à relier l'art au bien-être et à l'éducation, avec une aile consacrée à l'art-thérapie et à la santé et une solide programmation d'expositions temporaires à grand succès qui attirent les foules de tout le pays.

Sa collection permanente est gratuite pour les visiteurs, une générosité rare pour une institution de cette envergure, ce qui en fait autant un lieu de rassemblement citoyen qu'un écrin de chefs-d'œuvre.

Visiter

Le musée est ouvert la plupart des jours, fermant généralement une journée en milieu de semaine, et l'entrée à la collection permanente est gratuite tandis que les grandes expositions temporaires sont payantes : vérifiez donc la programmation et réservez à l'avance les expositions populaires. Il se trouve rue Sherbrooke, accessible à pied depuis les stations de métro Guy-Concordia ou Peel, et ses pavillons sont reliés par un passage souterrain bien pratique par mauvais temps. Prévoyez au moins deux heures pour un bon aperçu, ou une demi-journée pour explorer les cinq bâtiments.

Astuce d’initié : Commencez par le pavillon d'art canadien et québécois plutôt que de filer directement vers les galeries internationales : les collections inuites et québécoises y sont de calibre mondial et d'une richesse que vous ne trouverez pas ailleurs, et elles sont habituellement bien moins fréquentées.

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Gratte-ciel · Cite-du-Havre · 1967

Habitat 67

Un empilement de cubes de béton imbriqués sur la rive, une expérience radicale d'Expo 67 qui a réinventé l'immeuble d'habitation.

Habitat 67 se dresse sur la presqu'île de la Cite-du-Havre, là où le Saint-Laurent rejoint le Vieux-Port, un amas immanquable de 354 boîtes de béton empilées qui ressemble à des blocs de construction d'enfant figés en pleine dégringolade.

Il a été conçu par Moshe Safdie, qui a développé le concept à partir de son mémoire d'étudiant à McGill et l'a construit comme pavillon d'Expo 67, l'exposition universelle qui a transformé Montréal l'année de son centenaire.

L'idée radicale de Safdie était d'apporter les qualités d'une maison de banlieue, soit un jardin, l'intimité, l'air frais et la lumière sur plusieurs côtés, à un immeuble d'habitation urbain dense.

Les modules préfabriqués ont été coulés sur place et hissés en position par grue, s'imbriquant de sorte que le toit d'une unité devienne la terrasse d'une autre, et chaque logement profite d'un jardin extérieur et de vues dans plusieurs directions.

C'était un manifeste de béton pour un nouveau mode de vie urbain.

Bien que la révolution du logement produit en série qu'il promettait ne soit jamais tout à fait advenue, Habitat 67 a vieilli pour devenir une adresse aimée et convoitée, ses appartements aujourd'hui recherchés et sa silhouette l'une des plus reconnaissables de l'architecture moderne.

Il demeure un monument protégé au titre du patrimoine et un lieu de pèlerinage pour les architectes et les designers, à apprécier surtout pour l'ingéniosité avec laquelle il empile la vie privée en un tout sculptural.

Visiter

Habitat 67 est un complexe résidentiel privé, de sorte que l'expérience habituelle consiste à l'admirer de l'extérieur plutôt qu'à visiter l'intérieur. Les meilleurs points de vue se trouvent depuis le Vieux-Port de l'autre côté de l'eau, depuis une croisière portuaire ou depuis la piste cyclable le long de l'accès de la Cite-du-Havre. Des visites guidées d'architecture organisées à l'occasion par des organismes culturels offrent parfois un accès intérieur limité, alors réservez bien à l'avance si cela vous tente. N'importe quelle heure de la journée convient, même si la lumière sur les terrasses donnant sur le fleuve est la plus belle en fin d'après-midi.

Astuce d’initié : Pour la composition classique de carte postale, admirez Habitat 67 depuis le bord de l'eau du Vieux-Port ou une croisière de passage plutôt que de près : les cubes imbriqués se lisent comme une sculpture cohérente vue de l'autre côté de l'eau et se dissolvent en un fouillis confus lorsqu'on se tient au pied même de l'édifice.

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Historique · Parc Jean-Drapeau · 1967

Montreal Biosphere

L'immense sphère géodésique de Buckminster Fuller, un globe d'acier en filigrane sur une île du fleuve.

La Biosphère est l'immense dôme géodésique qui flotte au-dessus de l'île Sainte-Hélène, dans le parc Jean-Drapeau, l'une des grandes icônes survivantes d'Expo 67.

Elle a été conçue par l'architecte et inventeur américain visionnaire Buckminster Fuller comme pavillon des États-Unis pour l'exposition universelle, une sphère presque parfaite d'acier triangulé qui exprimait sa fascination de toute une vie pour l'art de faire plus avec moins.

À l'origine, l'ossature d'acier était habillée d'une peau d'acrylique transparente, de sorte que le globe entier rayonnait et enfermait un pavillon à plusieurs niveaux desservi par l'un des plus longs escaliers mécaniques de son époque.

En 1976, un incendie a ravagé la structure et a fait disparaître la membrane d'acrylique en quelques minutes, laissant l'armature d'acier nue que voient les visiteurs aujourd'hui, une sphère squelettique sans doute plus belle dépouillée qu'elle ne l'était fermée.

Après des années à rester vide, la sphère est renée en musée de l'environnement consacré à l'eau, au climat et au développement durable, une seconde vie qui sied bien à une structure signée par un homme obsédé par la fragilité de ce qu'il appelait le vaisseau spatial Terre.

Entourée de la verdure et des vues sur le fleuve de l'île, près des terrains d'Expo et du circuit Gilles-Villeneuve, elle demeure un monument saisissant et photogénique d'un moment où Montréal se sentait au centre du monde.

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L'extérieur de la Biosphère peut être admiré gratuitement à toute heure dans le parc Jean-Drapeau, tandis que le musée de l'environnement à l'intérieur fonctionne selon des heures fixes et exige un droit d'entrée, alors vérifiez l'horaire si vous souhaitez y pénétrer. Rejoignez l'île en métro jusqu'à la station Jean-Drapeau, suivie d'une courte marche, ou à vélo par les ponts. Prévoyez une demi-heure rien que pour la sphère et le parc environnant, ou davantage pour parcourir les expositions et l'ensemble de l'île, qui abrite aussi des jardins, des plages et le circuit de course.

Astuce d’initié : Faites un tour complet à l'extérieur de la sphère avant de décider si vous entrez : la façon dont les triangles d'acier s'alignent et dont le ciel se montre à travers eux change complètement selon votre angle, et l'extérieur est la véritable merveille architecturale.

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Historique · Old Montreal · 1830

Old Port of Montreal

Un bord de fleuve revitalisé où le port fondateur de la ville est devenu une promenade de deux kilomètres faite de roues, de bateaux et de ciel ouvert.

Le Vieux-Port s'étend sur environ deux kilomètres et demi le long du Saint-Laurent en bordure du Vieux-Montréal, le cœur historique d'un port qui a fait de la ville un carrefour de la traite des fourrures et de la navigation transatlantique.

À mesure que les ports à conteneurs se sont déplacés en aval au vingtième siècle, ce secteur s'est tu, avant de renaître comme l'un des espaces publics les plus prisés de la ville, un front d'eau de travail transformé en promenade.

Aujourd'hui, les quais sont un lieu où flâner, pédaler et s'attarder, parsemé de repères anciens et nouveaux.

La Grande Roue de Montréal, une roue d'observation de 60 mètres, offre des tours en nacelle fermée avec vue sur le fleuve et la vieille ville, tandis que l'élégante Tour de l'Horloge, un mémorial de 1922 aux marins disparus lors de la Première Guerre mondiale, ancre l'extrémité est et récompense l'ascension de ses escaliers d'un belvédère.

Le Centre des sciences de Montréal, une plage urbaine, des tyroliennes et des pédalos occupent les familles.

Ce qui donne au Vieux-Port sa magie, c'est la rencontre de l'historique et du récréatif : les rues pavées et les entrepôts de pierre du Vieux-Montréal d'un côté, le large fleuve en mouvement et les îles de l'autre.

En hiver, le bassin devient une spectaculaire patinoire extérieure, et toute l'année la promenade capte la brise du fleuve et la longue lumière réfléchie par l'eau, ce qui en fait un lieu de prédilection pour une marche sans hâte.

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La promenade du Vieux-Port est gratuite et ouverte à toute heure, les attractions individuelles comme la roue d'observation, le Centre des sciences et la Tour de l'Horloge imposant leur propre droit d'entrée et respectant leurs propres horaires saisonniers. Elle jouxte le Vieux-Montréal et est facile à atteindre à pied depuis les stations de métro Champ-de-Mars ou Place-d'Armes. Venez en fin d'après-midi et restez jusqu'en soirée, lorsque la roue et la vieille ville s'illuminent, et habillez-vous chaudement en hiver si vous comptez patiner sur la patinoire réfrigérée.

Astuce d’initié : Grimpez la Tour de l'Horloge à l'extrémité est du port pour une solution de rechange peu coûteuse et peu fréquentée à la roue d'observation : la montée des escaliers vous récompense d'une vue de balcon à ciel ouvert plongeant sur le fleuve et embrassant les toits du Vieux-Montréal.

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Gratte-ciel · Downtown · 1962

Place Ville Marie

Une tour de verre cruciforme avec une vue panoramique depuis son toit et un phare rotatif qui balaie le ciel nocturne depuis des décennies.

Place Ville Marie est la tour de bureaux en forme de croix qui a remodelé le centre-ville de Montréal à son ouverture en 1962, conçue par le bureau de I.M. Pei sous la direction de l'architecte Henry Cobb.

Son plan distinctif, une croix grecque en coupe, donne à chaque étage quatre bureaux d'angle et un profil net et affirmé, devenu le symbole des ambitions modernes d'après-guerre de la ville.

Sous la tour se cache sa révolution plus discrète : Place Ville Marie fut le germe de la ville souterraine de Montréal, le vaste réseau climatisé de passages, de boutiques et de stations qui permet aux résidents de traverser une grande partie du centre-ville sans mettre le pied dehors durant le rude hiver.

À partir de ce carrefour, le réseau souterrain s'est développé pour devenir l'un des plus grands du genre au monde, une véritable innovation dans l'aménagement des villes froides.

Tout en haut, un phare de lumière rotatif balaie la ville depuis la couronne de la tour depuis son ouverture, une signature nocturne visible à des kilomètres.

Ces dernières années, un observatoire et une destination gastronomique près du sommet, accessibles par des ascenseurs dédiés, ont ouvert le faîte au public, offrant un panorama à 360 degrés du mont Royal jusqu'au fleuve.

Au niveau de la rue, la place en contrebas et sa couronne de boutiques gardent la base animée en toute saison.

Visiter

L'expérience d'observation au sommet fonctionne selon des heures fixes avec un droit d'entrée payant, et il est sage de réserver à l'avance au coucher du soleil et les fins de semaine, tandis que la place et le niveau commercial souterrain en dessous sont gratuits et ouverts durant les heures d'ouverture. La tour se dresse au centre du centre-ville, directement reliée aux stations de métro McGill et Bonaventure par la ville souterraine, si bien que vous pouvez l'atteindre sans sortir dehors. Prévoyez une heure pour l'observatoire, et planifiez votre visite au crépuscule pour saisir la ville qui passe du jour à la nuit.

Astuce d’initié : Montez près de l'heure de fermeture par une soirée dégagée : vous pouvez observer les tours du centre-ville et le mont Royal dans les dernières lueurs du jour, puis voir toute la trame s'illuminer et le faisceau rotatif de la tour commencer à balayer le ciel, le tout depuis la même fenêtre.

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Historique · Old Montreal · 1847

Bonsecours Market

Une longue halle néoclassique sous un dôme argenté rutilant, jadis le parlement de la ville et son plus grand marché public.

Le marché Bonsecours occupe tout un pâté de maisons le long de la rue Saint-Paul dans le Vieux-Montréal, un imposant bâtiment de pierre grise coiffé d'un dôme argenté distinctif qui est un repère du quartier riverain depuis 1847.

Conçu par l'architecte William Footner dans un style néoclassique digne, sa longue façade, son haut portique dorique et ses colonnes de fonte importées d'Angleterre en ont fait l'un des plus beaux édifices publics de l'Amérique du Nord britannique.

Au fil de sa longue vie, la halle a porté bien des chapeaux.

Elle a brièvement servi de siège au Parlement de la Province du Canada, a hébergé l'hôtel de ville et a fonctionné pendant plus d'un siècle comme le marché public central de la ville, où fermiers et marchands vendaient produits et marchandises sous ses voûtes.

Cette histoire en couches est inscrite dans le bâtiment, de l'extérieur majestueux destiné à afficher la fierté civique aux espaces de marché pratiques à l'intérieur.

Aujourd'hui, le marché Bonsecours abrite des boutiques, des galeries, des ateliers d'artisans et des salles d'événements, ce qui en fait une partie vivante du Vieux-Montréal plutôt qu'un monument figé.

Son dôme argenté, illuminé la nuit, est un point de repère fixe pour quiconque arpente les vieilles rues, et il se dresse à côté de la petite chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, l'église des marins dont il tire son nom, formant l'un des coins les plus photogéniques du quartier historique.

Visiter

Le bâtiment du marché est ouvert au public gratuitement durant les heures des boutiques, plus longues en saison touristique et plus courtes en hiver, alors vérifiez à l'avance si vous visitez hors saison. Il se situe au cœur du Vieux-Montréal, à une courte marche de la station de métro Champ-de-Mars et du bord de l'eau du Vieux-Port juste derrière. Prévoyez une demi-heure pour flâner dans les boutiques et admirer l'intérieur, et sortez au crépuscule pour voir le dôme argenté capter les dernières lueurs puis les projecteurs.

Astuce d’initié : Faites le tour jusqu'au côté fleuve du bâtiment et jumelez la visite avec la chapelle voisine Notre-Dame-de-Bon-Secours : grimper la petite tour de la chapelle vous offre une vue en hauteur qui embrasse d'un même regard le dôme argenté du marché et le Vieux-Port.

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Parc · Rosemont · 1931

Montreal Botanical Garden

L'un des grands jardins botaniques du monde, d'un serein jardin chinois aux serres d'orchidées, le tout au pied de la tour olympique.

Le Jardin botanique de Montréal s'étend sur quelque 75 hectares dans l'est de la ville et figure parmi les jardins botaniques les plus vastes et les plus importants du monde.

Il a été fondé en 1931 par le frère Marie-Victorin, botaniste et éducateur québécois, au plus fort de la crise économique, un geste d'optimisme civique qui a donné naissance à une collection de dizaines de milliers d'espèces et de cultivars de plantes.

Le jardin s'organise comme une suite de mondes distincts.

Un réseau de jardins thématiques extérieurs comprend un paisible jardin japonais avec son pavillon et ses bonsaïs, ainsi qu'un grand jardin chinois classique construit avec des artisans venus de Shanghai, ses pavillons et ses rocailles disposés autour d'un lac.

Un vaste ensemble de serres reliées entre elles abrite une forêt tropicale humide, des orchidées, des fougères et l'une des plus belles collections de bonsaïs et de penjing hors d'Asie, gardant le jardin vivant tout au long du long hiver.

Le jardin constitue le cœur du plus vaste complexe Espace pour la vie, aux côtés de l'Insectarium, du Biodôme et du Planétarium voisins, la tour olympique inclinée s'élevant juste au delà de ses arbres.

En automne, le festival des Jardins de lumière illumine les jardins chinois et japonais de milliers de lanternes fabriquées à la main, attirant les foules en soirée, tandis que le printemps et l'été font resplendir les roses, les lilas et les jardins nourriciers.

C'est un endroit où perdre un après-midi parmi les plantes de tous les continents.

Visiter

Le Jardin botanique est ouvert selon un horaire saisonnier avec entrée payante, et les billets combinés avec les musées voisins d'Espace pour la vie offrent un bon rapport qualité-prix si vous comptez en visiter plus d'un. On y accède en métro jusqu'à Pie-IX ou Viau, suivi d'une courte marche, juste à côté du Parc olympique. Prévoyez au moins deux à trois heures pour apprécier pleinement les jardins extérieurs et les serres, davantage si vous visitez aussi l'Insectarium, et pensez à un billet de soirée en automne pour les Jardins de lumière illuminés.

Astuce d’initié : Visitez les jardins chinois et japonais dès la première heure le matin, en semaine : ce sont les coins les plus fréquentés et les plus photographiés, et arriver tôt vous permet de profiter des étangs et des pavillons dans le calme avant l'arrivée des groupes de touristes.

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Questions fréquentes

Quels sont les meilleurs monuments à voir si je n'ai que peu de temps à Montréal?

Priorisez le secteur du Vieux-Montréal et du centre-ville : la basilique Notre-Dame sur la place d'Armes, la rue Saint-Paul pavée et le marché Bonsecours, ainsi que le belvédère du mont Royal pour la vue classique sur les gratte-ciels. Ajoutez le Musée des beaux-arts de Montréal si vous disposez d'un après-midi.

Quels monuments emblématiques de Montréal se visitent gratuitement?

Le parc du Mont-Royal et son belvédère Kondiaronk, les rues et le Vieux-Port du Vieux-Montréal, de même que l'oratoire Saint-Joseph, sont tous accessibles gratuitement, tout comme la promenade dans la ville souterraine RESO. Admirez Habitat 67, le pont Jacques-Cartier et la Place Ville Marie depuis les espaces publics. La basilique et les musées, eux, exigent un droit d'entrée.

Combien de jours faut-il pour voir les monuments emblématiques de Montréal?

Deux journées complètes couvrent l'essentiel : une pour le Vieux-Montréal, le Vieux-Port et la basilique Notre-Dame, et une autre pour le mont Royal, le centre-ville et le Musée des beaux-arts. Trois jours, c'est l'idéal, en ajoutant le Parc olympique, la Biosphère et l'oratoire Saint-Joseph.

Quelle est la meilleure façon de découvrir l'architecture de Montréal?

Une promenade dans le Vieux-Montréal est la meilleure introduction, en passant par la basilique Notre-Dame, le marché Bonsecours et les entrepôts du port datant du dix-neuvième siècle. Ajoutez une montée sur le mont Royal pour la vue, et traversez jusqu'à l'île Sainte-Hélène pour découvrir Habitat 67 et le dôme de la Biosphère conçu par Buckminster Fuller.

Vaut-il mieux monter au belvédère du mont Royal ou à l'observatoire Au Sommet pour la vue?

Le belvédère Kondiaronk, sur le mont Royal, est gratuit et encadre le centre-ville et le fleuve depuis le flanc de la montagne, idéalement au coucher du soleil. Au Sommet, à la Place Ville Marie, est plus haut et intérieur, offrant un panorama à 360 degrés sur toute l'île. Choisissez le mont Royal pour la carte postale classique, la Place Ville Marie pour l'altitude et le confort hivernal.

Quelle est la meilleure période de l'année pour visiter les monuments de Montréal?

De la fin du printemps au début de l'automne, c'est la période idéale, avec les cafés-terrasses, les festivals et le Vieux-Port à son plus animé. L'été est la haute saison, alors réservez à l'avance. L'automne pare le mont Royal de couleurs éclatantes et attire moins de foule. L'hiver est froid mais féérique, la ville souterraine et les musées intérieurs vous gardant bien au chaud.